Droits de douane: l’Allemagne est derrière le Canada, assure la déléguée générale


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Par La Presse Canadienne, 2024
HANOVRE — Les menaces tarifaires de Donald Trump ont provoqué un vent d’ouverture de la part de l’Allemagne envers le marché québécois, assure la déléguée générale du Québec en Allemagne, Geneviève Rolland. Son rôle consiste – maintenant plus que jamais – à aider les entreprises québécoises qui veulent réduire leur dépendance aux États-Unis à diversifier leurs marchés.
«Notre travail, c'est d'ouvrir les portes, de rencontrer les donneurs d'ordre publics et les donneurs d'ordre privés. Plusieurs de nos entreprises travaillent avec les gouvernements étrangers», explique-t-elle à Hanovre, en Allemagne.
Le Québec a déjà des cartes dans sa manche, notamment avec une entente formelle avec la Bavière depuis plus de 35 ans.
«On a près de 900 projets qui sont inscrits dans le terme de cette collaboration-là, des projets scientifiques. On travaille avec eux, par exemple, (...) sur comment utiliser l'intelligence artificielle pour détecter des tendances suicidaires», illustre Geneviève Rolland.
Selon elle, les droits de douane américains peuvent être une opportunité pour le Québec et le Canada.
«C'est toute l'Allemagne, l'industrie, les gouvernements qui nous disent: “le Canada, on est derrière vous, on veut vous ouvrir les portes”.»
«Il faut être présent»
Mais percer le marché allemand n’est pas simple. Des entrepreneurs se butent parfois à des barrières lorsqu’ils tentent de faire des affaires avec des Allemands.
«Ce qu'on leur dit, c'est qu'il faut être présent», lance Geneviève Rolland.
«Les entreprises québécoises qui ont le plus de succès en Allemagne, c'est celles qui ont des employés (ici)», ajoute-t-elle.
La langue peut aussi être une barrière. «On n'a pas besoin de parler allemand parfaitement, mais au moins d'avoir un intérêt pour leur culture et eux en ont un pour la nôtre. Donc je pense que c'est quelque chose de réciproque», explique-t-elle.
Le premier ministre François Legault termine une mission économique en Allemagne. Il a profité de son voyage pour faire des rencontres avec des entreprises.
L’Allemagne est le premier partenaire économique du Québec en Europe. La province y a exporté pour 1,6 milliard $ de produits en 2024.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne