Nous joindre
National

Le Québec aura une place centrale dans son projet de «Canada fort», promet Carney

Le Québec aura une place centrale dans son projet de «Canada fort», promet Carney
Photo: La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Le premier ministre fédéral Mark Carney, qui promet de rendre l'économie plus résiliente et le commerce plus diversifié, soutient que la place du Québec dans ce qu'il appelle son projet de «Canada fort» sera centrale.

«La place du Québec au Canada fort est au centre du Canada fort», a-t-il lancé, mercredi, au cours de la période des questions aux Communes.

Il a vanté des projets tels que l'accroissement de la production d'hydroélectricité à Churchill Falls, selon un accord conclu entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador, lequel a été facilité par Ottawa.

«On prendra bonne note que le plus grand projet pour le Québec est à Terre-Neuve-et-Labrador», a ironisé le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, qui venait d'interpeller M. Carney.

M. Blanchet a, à nouveau, déploré les assouplissements prévus dans le projet de loi C-39 au niveau de l'évaluation des impacts environnementaux de grands projets.

«Mais si C-39 est un bon argument pour apaiser les séparatistes d'Alberta, peut-être que ce sera aussi un argument bien meilleur pour enflammer les souverainistes du Québec, considérant que la plus grande et coûteuse réalisation de ce gouvernement, c'est l'oléoduc aux pétrolières américaines», a-t-il dit.

M. Blanchet faisait le lien entre C-39 et la désignation comme projet d'intérêt national d'un éventuel pipeline vers la côte ouest voulu par le gouvernement albertain. Cette désignation vise à accélérer la réalisation de cette initiative.

«Quelle serait donc la place du Québec dans son Canada fort?» a ajouté le chef bloquiste.

M. Carney a riposté que le projet de pipeline, rebaptisé Pacific Link, bénéficie de ce traitement spécial en raison de «la souveraineté, indépendance du Canada, y compris le Québec».

Cet échange en Chambre survient moins de 48 heures après l'élection d'un gouvernement péquiste au Québec.

Le nouveau premier ministre élu, Paul St-Pierre Plamondon, promet de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec, mais seulement après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche.

D'ailleurs, un ancien collaborateur de M. Trump, le multimilliardaire Elon Musk, a écrit sur «X»: «Très bien. Le Québec devrait se séparer.»

Émilie Bergeron, La Presse Canadienne