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200 millions $ pour diversifier l’économie

BÉCANCOUR - 

Chose promise, chose due, le gouvernement de Pauline Marois a confirmé le 12 octobre la mise en place d’un fonds de diversification économique de 200 millions $ sur cinq ans pour pallier les pertes engendrées par la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

« Nous veillerons à soutenir les travailleurs de la région ainsi qu’à favoriser le démarrage et la croissance de nouvelles industries et de nouvelles entreprises, notamment dans le secteur de l’économie verte », a indiqué Élaine Zakaïb, la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec

Le gouvernement espère se servir de ce fonds comme levier pour attirer des investissements privés de l’ordre d’un milliard $ au cours des cinq prochaines années. Le soutien économique ira essentiellement à de petites et moyennes entreprises à fort potentiel de croissance, souligne Mme Zakaïb. « Des programmes existent déjà pour les grandes entreprises et nous sommes continuellement en démarchage pour en attirer de nouvelles », a-t-elle précisé.

Les efforts se concentreront dans la MRC de Bécancour et à Trois-Rivières, qui sont parmi les secteurs qui écopent le plus de la fermeture de la centrale. Le gouvernement espère ainsi soutenir plus de 2600 emplois directs et indirects, en considérant aussi les investissements liés au démantèlement de la centrale.

À court terme, les travailleurs qui en auront besoin pourront bénéficier des programmes de transition professionnelle du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Table

 

C’est une table régionale formée de représentants du monde des affaires, du domaine de l’éducation et d’élus qui est chargée d’identifier les créneaux porteurs d’avenir dans lesquels pourront être investis les 200 millions $. Elle sera coprésidée par Jean-Guy Paré, président du centre local de développement, et Réjean Hardy, président d’Innovation et développement économique Trois-Rivières.

Les travaux de la table se feront en trois étapes. Elle commencera par évaluer l’impact de la fermeture de la centrale, en regardant quels sous-traitants sont les plus touchés. Ensuite, « nous analyserons rigoureusement notre situation et nos atouts », indique M. Paré, pour mieux identifier les créneaux économiques d’avenirs sur lesquels s’appuyer. Finalement, des projets d’investissements seront retenus.

Leur montage financier devra être réalisé en collaboration avec Investissement Québec et la Banque de développement économique du Québec, avant d’être analysé par la table.

« La fermeture de la centrale doit être vue comme une occasion de se développer au-delà des secteurs traditionnels », croit Jean-Guy Paré, président du Centre local de développement de Bécancour et coprésident de la table. Celle-ci rendra un premier rapport préliminaire en janvier, puis un rapport final en mars.

Outre ses deux coprésidents, la table regroupe Gaétane Désilets, mairesse de Bécancour, Michel Morin, ex-député de Nicolet-Yamaska, Nadia Ghazzali, rectrice de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Pierre-André Julien, professeur et chercheur à l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR, Nancy Déziel, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Shawinigan, Maurice Richard, président-directeur général du Parc industriel et portuaire de Bécancour, et Yves François Blanchet, député de Johnson et responsable de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

 

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