Il est difficile de recruter sur le long terme dans le commerce de détail au Québec
L’industrie du commerce de détail au Québec a toujours du mal à trouver de la main-d’œuvre, même si seulement 15 % de ses travailleurs sont au salaire minimum.
Le portrait dressé début novembre par le Comité sectoriel de la main-d’œuvre du commerce de détail révèle que chaque Québécois dépense annuellement 8050 $ en biens durables et courants, notamment en vêtements, meubles, dans les pharmacies, les quincailleries et les supermarchés.
Les commerçants concernés en retirent donc des revenus de 64 milliards $, soit un immense potentiel commercial, mais la main-d’œuvre ne semble pas au rendez-vous. Pourtant, dans le commerce de détail, la rémunération moyenne est de 492 $ par semaine.
L’industrie possède un taux de roulement de personnel de 25 %, soit un emploi sur quatre et c’est le poste de conseiller aux ventes qui est le plus difficile à combler, selon l’analyse produite par le comité.
«Le défi pour ces employeurs en particulier est la rétention des travailleurs. Il n’y a pas de barrière à l’embauche dans le commerce de détail; c’est le premier emploi des jeunes et des arrivants, mais ils ne restent pas longtemps», a expliqué Patricia Lapierre, directrice du comité.
Les 19 000 entreprises œuvrant dans le domaine sont donc confrontées à un important défi qui est celui d’établir de meilleures pratiques à l’égard des ressources humaines.
«On propose notamment d’instaurer la rémunération variable en ajoutant des primes et des commissions aux salaires existants», a-t-elle indiqué.
Un meilleur partage des revenus des entreprises est recommandé par le comité, qui insiste pour dire que la question des salaires n’est pas le seul problème existant dans ce secteur
«Les travailleurs sont aussi à la recherche d’une meilleure reconnaissance de leurs compétences, mais la notion de conciliation travail-famille est aussi en cause», selon Mme Lapierre.
Les heures d’ouverture de nombreux établissements dans le commerce de détail posent effectivement des problèmes aux employeurs, qui doivent combler l’horaire de travail sept jours par semaine, les soirs, les nuits et les fins de semaine.
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