Une marque de vêtements française vise Trois-Rivières
La marque française de vêtements Elora a choisi Trois-Rivières comme pied-à-terre au Québec. L’entreprise souhaite y installer son siège social et un entrepôt pour investir le marché québécois.
Après des tests de marché qu’elle juge concluants, Elora croit que sa formule de vente à domicile fonctionnera dans la Belle Province. Une cinquantaine de représentantes ont déjà été recrutées pour la version canadienne d’Elora, rebaptisée StylElora.
«Leur emballement m’a vraiment surpris. Elles ont embarqué rapidement, elles ont fait connaître la marque et ça a fait boule de neige», a indiqué Lucie Duval, directrice du développement de StylElora, en conférence de presse vendredi.
Selon elle, les ventes ont été deux fois plus élevées que celles anticipées. Elora fonctionne par vente lors de démonstrations à domicile, une formule qui a vu le jour aux États-Unis.
Compagnie cherche entrepôt
StylElora doit d’abord se trouver un entrepôt avant que son projet ne se concrétise, ce qui pourrait se faire d’ici le début de l’été.
«Au courant du printemps, on va étudier la possibilité de s’établir rapidement avec notre nouvel entrepôt. Dès que nous l’aurons trouvé, nous déménagerons à Trois-Rivières», a promis Philippe Sannejan, président d’Elora.
Ce dernier prévient toutefois qu’il faudra patienter quelques années avant que les retombées ne soient visibles en termes d’emplois.
«Au démarrage, on n’aura que quelques personnes, mais en France, nous avons une quarantaine de personnes à l’entrepôt. Ça pourrait être la même chose ici dans quelques années», a-t-il lancé.
Après le Québec, l’entrepreneur d’outre-mer souhaite s’attaquer au marché des autres provinces canadiennes, puis à celui des États-Unis. Il envisage également la possibilité de créer des vêtements au Québec.
Petit retour au passé
Pour Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières, qui aide l’entreprise française à se trouver des locaux, la venue d’une entreprise dans la mode pourrait stimuler le retour d’entreprises oeuvrant autour dans le vêtement.
«On ne retournera pas aux grands fabricants de tissu, mais on travaille depuis déjà plus d’un an avec certaines personnes du domaine de la mode. C’est intéressant de savoir qu’Elora pourrait fabriquer des vêtements au Québec, ça pourrait profiter à des designers de la région», s’est réjoui Yves Marchand, directeur général d’IDE Trois-Rivières.
Celui-ci affirme par ailleurs que le projet d’une coopérative pour designers de mode, une idée lancée par son organisme il y a six mois, est toujours sur les rails.
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