Moyens de pression pouvant aller à la grève illimitée
Mandat de grève à la Société de transport de Trois-Rivières

Par La Presse Canadienne
Les travailleurs de la Société de transport de Trois-Rivières, dont les chauffeurs d'autobus, viennent de se doter d'un mandat de moyens de pression pouvant aller à la grève illimitée.
Ils sont 130, membres d'une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ.
C'est dans une proportion de 94 % qu'ils ont voté en faveur du mandat de grève, qui pourrait aussi se décliner en journées ou en blocs de journées, avant d'en venir à une grève illimitée, a expliqué le SCFP.
Le litige porte principalement sur les salaires.
La convention collective, d'une durée de sept ans, est arrivée à échéance le 31 décembre dernier.
Les parties ne s'entendent pas sur le nombre de séances de négociation qui ont eu lieu; le syndicat parle de six, la direction parle de trois.
Mécontent, le syndicat affirme que les négociations «traînent en longueur» et qu'après six séances, l'employeur n'a toujours pas déposé d'offre salariale.
Le président de la Société de transport de Trois-Rivières, Michel Byette, a rappelé que les clauses normatives sont habituellement négociées, au moins en bonne partie, avant de discuter des questions salariales. Il a assuré qu'une offre à la fois salariale et normative serait présentée dès cette semaine au syndicat.
Le président du syndicat, Donald Simard, dit espérer que «le mandat reçu (...) mettra assez de pression sur les pourparlers pour en arriver à un accord rapide et satisfaisant pour les deux parties».
La question des services essentiels à maintenir, si une grève venait effectivement à être déclenchée, reste à être clarifiée. Le Tribunal administratif du travail avait conclu que ceux-ci n'étaient pas nécessaires, lors d'une grève au Réseau de transport de la capitale, à Québec. Mais il y avait des services essentiels lors de précédentes grèves dans les sociétés de transport en commun de Montréal et de Laval, par exemple.
«Nous sommes prêts à régler ce contrat. Le transport en commun est crucial en 2025 et les personnes citoyennes trifluviennes méritent un service sans heurts et efficace», a conclu le président du syndicat.
M. Byette, de la direction, dit aussi vouloir que les chauffeurs, mécaniciens et autres employés de la STTR «soient heureux» et que les citoyens soient bien desservis par le transport en commun. «Notre société va très bien; il y a une recrudescence de la fréquentation des autobus.»
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
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