Donald Martel - Coalition avenir Québec
Donald Martel
L’Écho : pourquoi faire le saut en politique ?
Donald Martel : « Je suis directeur général de la MRC de Nicolet-Yamaska et responsable administratif du CLD de la MRC de Nicolet-Yamaska. En me lançant en politique, je veux continuer à travailler pour les citoyens, mais à un autre niveau. Je suis de ceux qui ont incité François Legault à créer un nouveau parti qui rassemble à la fois des souverainistes et des fédéralistes. »
Quel bilan faîtes-vous du gouvernement sortant ?
« C’est un peu catastrophique. Je pense que l’histoire va retenir de Jean Charest qu’il a contribué à discréditer la classe politique. Je trouve ça très malheureux parce que la politique, c’est essentiel. Un premier ministre qui cache pendant 10 ans un revenu d’appoint, c’est franchement scandaleux. Au plan économique, le bilan est désastreux. En 2003, le Québec était la quatrième province la plus riche. Neuf ans plus tard, on est rendu neuvième sur 10, si on se fie au revenu disponible. »
Selon vous, le prochain député de Nicolet-Bécancour devra s’attaquer à quels enjeux en priorités ?
« Le développement économique est un des enjeux importants. Je pense qu’il faut créer plus d’emplois payants sur le territoire. Ce n’est pas normal que le Parc industriel de Bécancour, qui est le plus grand parc industriel au Canada, et probablement le mieux équipé en infrastructures, n’ait pas accueilli de nouvelles entreprises depuis sept ou huit ans. Le bilan du nombre d’emplois est négatif au cours des 10 dernières années. Deuxièmement, au plan agricole, je crois qu’il faut aider les producteurs qui veulent transférer leur ferme à leurs enfants par des outils fiscaux avantageux, et maintenir les terres sous propriété québécoise. Troisième priorité : la santé. Il y a plus d’un citoyen sur quatre dans le comté qui n’a pas de médecin de famille. Il faut s’assurer qu’à la fin d’un premier mandat d’un gouvernement de la Coalition, chaque citoyen ait son médecin de famille. »
Êtes-vous pour ou contre la réfection de la centrale nucléaire ?
« Je n’ai pas une position dogmatique. Je reconnais la contribution économique de la centrale. Il faut regarder le projet qui va être déposé sous deux aspects non négociables : d’un, les travaux et l’opération de la centrale doivent être d’une sécurité à toute épreuve, et de deux, ce projet doit être rentable d’un point de vue économique.
Êtes-vous pour ou contre l’exploration et, éventuellement, l’exploitation des gaz de schiste sur le territoire de Nicolet-Bécancour ?
« Je suis contre l’exploitation des gaz de schiste dans les conditions actuelles, alors qu’on n’a pas de garanties que ça peut être fait de façon sécuritaire. Cependant, ce n’est pas dit que ces méthodes ne peuvent pas être améliorées au fil du temps. On consomme tous du gaz, et c’est une source d’énergie moins nocive que le pétrole. Il ne faut pas sous-estimer l’apport économique que ça peut représenter pour un territoire comme le nôtre d’exploiter cette ressource. »
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