La CAQ répond aux accusations du ministre Blanchet
La semaine dernière, le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs et responsable de la région de la Mauricie, Yves-François Blanchet, a accusé les partis d’opposition de vouloir saboter le projet de loi 37 concernant le moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste. Certains députés de la CAQ ont tenu à se justifier lundi.
Ce que les députés de la CAQ reprochent au gouvernement, c’est d’inverser l’ordre de l’adoption. Donald Martel, Sylvie Roy et Sébastien Schneeberger réclament que le gouvernement procède dans l’ordre traditionnel parlementaire. Généralement, mentionnent les députés, après le dépôt d’un projet de loi, le gouvernement va en consultation publique et ensuite en étude article par article.
«M. Blanchet voudrait que nous adoptions l’écriture d’un projet de loi sans consulter la population à travers une commission, ce qui est contraire à la tradition parlementaire», assure Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour.
Dans le cas actuel, le gouvernement souhaite d’abord étudier le projet de loi article par article avant d’aller en consultation publique.
«Si nous ne sommes pas capables d’attendre les recommandations des experts avant d’adopter une loi, nous avons de sérieux problèmes au parlement», mentionne Sylvie Roy, députée d’Arthabaska.
Une tentative de sabotage
«Je me questionne à savoir si le ministre (Blanchet) se cherche une porte de sortie en voulant faire passer l’odieux sur l’opposition pour dire que finalement le projet de loi n’ira pas de l’avant», suppose Sébastien Schneeberger, député de Drummond-Bois-Francs.
En procédant de la sorte, le ministre Blanchet court-circuite les étapes selon Donald Martel. «Je crois qu’il est important d’entendre les consultations populaires avant de se pencher sur l’adoption d’un projet de loi, afin de connaître ce que les experts et la population ont à dire.»
«On soupçonne le gouvernement de ne pas vouloir que ce projet de loi soit adopté et de nous mettre ça sur le dos», conclut Sylvie Roy.
Les députés de la CAQ souhaitent donc que le gouvernement revienne sur sa position et entame des consultations publiques avant d’étudier le dossier.
Rappelons que le projet de loi 37 avait été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale avant d’être mis en suspens devant le refus de la CAQ de passer directement à l’étude du projet article par article.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE
Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE
L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE