Commission scolaire: une rentrée sous le signe des restrictions budgétaires
(Trois-Rivières) La commission scolaire Chemin-du-Roy a dû administrer une cure minceur à plusieurs de ses services à la suite de compressions budgétaires surprises de 2,3 millions imposées par le ministère de l'Éducation en mai dernier. Toutefois, les élèves ne devraient pas en assumer les conséquences, assure-t-on.
La plus récente rentrée scolaire s'est faite sous le signe des réductions budgétaires à la commission scolaire Chemin-du-Roy. « Nous avons coupé dans tous les services administratifs, mais nous avons épargné les services aux élèves», explique la directrice générale, Hélène Corneau. De nombreux postes temporaires ont été supprimés et des projets, notamment du côté de l'informatique, ont été mis en veilleuse. Par exemple, les coupures sont de l'ordre de 300 000 $ dans le service des ressources humaines et 160 000 $ dans le service des ressources matérielles.
«C'est sûr qu'on ne peut pas couper 2,3 millions et penser que ça n'aura pas d'impacts», convient Mme Corneau. D'autant plus que bonne part des quelque 200 millions de dollars gérés par la commission scolaire sont consacrés aux salaires des enseignants, donc intouchables parce que régis par des conventions collectives.
La directrice générale avait été surprise par les coupures du printemps dernier. «Dans le discours du budget en mars, on avait annoncé plusieurs mesures, comme l'ajout de tableaux blancs interactifs et les programmes d'anglais intensif en sixième année, qui laissaient présager un maintien du financement.»
Vers d'autres restrictions budgétaires?
Et en cette ère de lutte au déficit, Mme Corneau n'écarte pas l'éventualité de se faire imposer de nouvelles coupures cette année. «Un comité de travail regroupant les directions d'établissement a été formé pour étudier comment on peut revoir le budget de la prochaine année, en ayant en tête que de nouvelles vagues de compressions budgétaires pourraient être à venir.»
La commission scolaire Chemin-du-Roy est déjà rompue à la diminution du financement provenant de Québec, car elle voit son nombre d'élèves diminuer depuis plus d'une décennie. De 22 000 en 1998, ils ne devraient plus être que 14 000 en 2014, selon les prévisions. Or, le ministère de l'Éducation finance les commissions scolaires en fonction du nombre d'élèves qu'elles desservent.
«C'est notre réalité depuis plusieurs années, souligne Hélène Corneau. Cela ne nous empêche pas d'être tournés vers le développement.»
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