Sinistrés de la rivière Milette : une première rencontre avec la Ville sous le signe de l'impatience
Les citoyens ont été nombreux à poser des questions mardi soir. GUILLAUME JACOB/L'ÉCHO DE TROIS-RIVIÈRES/AGENCE QMI
Une poignée de résidants des rues J.E. Janvier, Louis-Camirand, Louis-Julien et Grenier, deux fois victimes d'inondation au cours de la dernière année, ont assisté à une première rencontre d'information organisée par la Ville mardi soir.
Le conseiller du district de Laviolette, Guy Daigle, était flanqué de Serge Desjardins et Fernand Gendron, employés du service technique de la Ville, pour répondre aux questions des résidants.
Rappelons que ceux-ci tiennent la Ville pour responsable d'inondations successives dans leurs sous-sols, du fait que le réseau d'égout pluvial du secteur où ils vivent assumerait le refoulement de la petite rivière Milette, qui passe à proximité.
Les résidants ont eu la confirmation comme quoi une étude de drainage des eaux de surface était lancée depuis trois semaines pour identifier les sources du problème. Les résultats préliminaires devraient être connus en décembre et les finaux, en mars. « On va avoir le temps de se noyer d'ici là », a lancé une résidante.
Des solutions pourraient être envisagées dès décembre, ont rétorqué les responsables de la Ville.
Déjà, le service des travaux publics a identifié un puisard qui était connecté au réseau d'égout sanitaire, et qui pourrait être responsable des refoulements. Il a été colmaté pour éviter que les eaux pluviales ne s'engouffrent dans le réseau d'égout sanitaire.
Vers la fin de la séance, les représentants de la Ville ont dû essuyer quelques répliques acerbes et les esprits se sont quelque peu échauffés. « On n'acceptera pas d'avoir des égouts du tiers-monde alors qu'on paie des taxes comme tous les autres citoyens » a fustigé M. Gauthier, un résidant.
Des citoyens ont exigé que soit révisée leur évaluation foncière, car leur propriété a perdu beaucoup de valeur sur le marché depuis la série d'inondations dont ils ont été victimes. Le conseiller Guy Daigle a promis de porter cette demande au conseil municipal.
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