Drame à l'école secondaire l'Escale : l'accusé subira une évaluation psychiatrique
L'élève de l'école secondaire l'Escale accusé de tentative de meurtre et de voie de fait grave, après avoir assené quatre coups de couteau à l'un de ses camarades le 17 novembre dernier, subira une évaluation psychiatrique à l'institut Philippe-Pinel.
Les résultats de cette évaluation permettront au juge Daniel Perreault de statuer sur la remise en liberté du présumé agresseur lorsqu'il reviendra devant la Chambre de la jeunesse le 19 décembre. Notons que l'élève de quatrième secondaire avait déjà des antécédents en matière psychiatrique et avait déjà tenté de mettre fin à ses jours.
Le jeune garçon avait été hospitalisé pendant près d'un mois à l'Hôpital Sainte-Justine à la suite de cette tentative de suicide et avait reçu un diagnostic de trouble bipolaire.
En vertu des règles qui entourent les procédures devant la Chambre de la jeunesse, on ne peut dévoiler l'identité du présumé agresseur ni celle de la victime. De plus, une ordonnance de non-publication pèse sur une partie des plaidoyers sur remise en liberté qui se sont tenus le 22 novembre.
Précisions sur les circonstances du drame
Lors des plaidoyers sur remise en liberté, il a été possible d'avoir des précisions sur les circonstances de l'agression grâce au témoignage devant le juge de l'enquêteur Michel Hamel du bureau des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. Ce dernier a rencontré 26 témoins, dont 11 directs, ainsi que trois autres jeunes qui ont participé à l'arrestation de l'accusé.
« Le suspect est arrivé à l'école le matin et est allé s'adresser directement à la victime, rapporte l'enquêteur. Il avait le visage blanc et l'air crispé. Après avoir échangé quelques paroles avec la victime, il l'a poussée sur les casiers. Celui-ci a répliqué et c'est alors que l'accusé lui a assené quatre coups de couteau. »
«Tu ne me diras plus jamais de me tuer », aurait dit l'accusé avant de poignarder la victime avec un couteau de cuisine apporté de la maison.
C'est véritablement une dispute qui aurait été l'élément déclencheur du drame. Quelques jours auparavant, l'accusé avait découvert que la victime flirtait avec la copine d'un de ses amis. Il l'aurait donc dénoncée auprès de celui-ci. Frustrée, la victime, lui aurait alors dit « la prochaine fois que tu essayeras de te tuer, manque pas ton coup ».
Actes prémédités?
Les enquêteurs ont découvert dans l'agenda scolaire du présumé agresseur des dessins morbides d'un bonhomme allumette qui en frappe un autre avec un bâton ensanglanté, d'un autre où il le frappe au couteau ainsi que le mot vengeance écrit en rouge.
« Des dessins qui en disent beaucoup sur l'état d'âme de l'accusé, a souligné l'enquêteur Michel Hamel. Il y avait un conflit qui persistait avec la victime depuis longtemps. » Lors de son interrogatoire, le jeune accusé a expliqué « qu'il s'était dit lundi qu'il allait régler ça ».
Par ailleurs, les élèves rencontrés par les enquêteurs ont démenti les rumeurs selon lesquelles l'accusé était victime d'intimidation.
Le 19 décembre prochain, le juge Perreault devra déterminer si l'accusé peut être remis en liberté en attente de son procès. En vertu des dispositions de la Loi sur le système pénal pour adolescents, si le juge décide que l'accusé doit demeurer détenu, il doit obligatoirement se demander s'il peut d'abord être confié à une personne digne de confiance. La Couronne s'oppose à la remise en liberté de l'accusé.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE
Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE