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Frayeur dans l'avion

Monique Lavoie, une résidente de Trois-Rivières, était passagère du vol numéro SWG686 de Sunwing, en direction de Varadero, qui a dû faire un atterrissage d'urgence après un bris mécanique dans l'appareil, peu après le décollage de l'aéroport Montréal-Trudeau, le 7 janvier 2012. Photo prise  à Trois-Rivières  le dimanche 22 janvier 2012.ALAIN DIONNE/AGENCE QMI
Photo: ALAIN DIONNE

Monique Lavoie, une résidente de Trois-Rivières, était passagère du vol numéro SWG686 de Sunwing, en direction de Varadero, qui a dû faire un atterrissage d'urgence après un bris mécanique dans l'appareil, peu après le décollage de l'aéroport Montréal-Trudeau, le 7 janvier 2012. Photo prise à Trois-Rivières le dimanche 22 janvier 2012.ALAIN DIONNE/AGENCE QMI

Une dame de Trois-Rivières a eu droit à toute une frousse, le 7 janvier dernier, lorsque l'avion dans lequel elle se trouvait, en direction de Cuba, a dû rebrousser chemin et atterrir d'urgence à Montréal après qu'au moins deux bruits d'explosion se soient fait entendre dans l'appareil.

Monique Lavoie, 58 ans, et sa fille de 33 ans s'envolaient pour Varadero, à Cuba, avec le transporteur Sunwing, où ils allaient passer une semaine. Les deux femmes ont finalement pu arriver à bon port, mais il aurait pu en être tout autrement.

Quelques minutes après le décollage, qui s'est effectué de l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau à 6 h 45, « on a entendu un énorme bruit, suivi d'un deuxième, semblable à une explosion, a raconté la dame. On savait tous, dans l'avion, que ce n'était pas normal. »

Un message a ensuite été diffusé dans l'appareil, avertissant les 190 passagers qu'un problème mécanique était survenu, et qu'il fallait retourner à l'aéroport.

« Nous avions très peur, le temps s'est comme arrêté, a confié Mme Lavoie, encore bouleversée deux semaines après les événements. Ma fille et moi nous tenions les mains serrées, soudées par la détresse et dans l'attente d'une mort certaine. Une hôtesse de l'air nous a dit qu'étant donné que l'avion était encore plein de carburant, ça pouvait causer des problèmes avec les freins à l'atterrissage. »

« Le contact a été très brutal sur le sol, mais on a atterri, a poursuivi la dame. Je suis habituée de prendre l'avion. Cet atterrissage a été dur. »

Selon Mme Lavoie, des passagers assis à l'arrière de l'avion ont vu des flammes par le hublot. « Nous sommes restés environ cinq minutes sans bouger. À notre sortie de l'avion, il y avait des hommes qui avaient tout l'air de pompiers », a-t-elle précisé.

Douze heures à l'aéroport

Les passagers ont dû retourner à la salle d'embarquement, sans trop recevoir d'explications ou de support, selon Monique Lavoie.

« De retour au terminal, les réactions variaient, a-t-elle expliqué. Une personne a vomi, une autre pleurait, une autre voulait annuler son voyage, d'autres prenaient de l'alcool et faisaient la fête. On a dû aller se dédouaner, je ne sais pas pourquoi. » Environ 12 heures se sont écoulées avant que les passagers puissent prendre un nouvel avion. « Personne de chez Sunwing n'est venu nous parler, pour au moins nous rassurer, a déploré Mme Lavoie. Pour la majorité des gens, l'angoisse s'est manifestée par une attitude impuissante, déçue, patiente et silencieuse, pendant 12 heures. »

Les passagers ont reçu un bon d'achat de 15 $ pour manger à l'aéroport en guise de compensation, a indiqué la Trifluvienne. « Et un petit verre de champagne gratuit à bord du deuxième vol avec les excuses du capitaine. »

Un séjour perturbé

Mme Lavoie n'a pas passé une semaine à Varadero, mais plutôt six jours, sans recevoir de compensation pour l'impair.

« On est arrivé à minuit et on n'a pas pu dormir, a-t-elle raconté. La deuxième nuit, ma fille a été très malade, elle vomissait toutes les heures. Et ce n'était pas la tourista. »

Les deux femmes ont tout de même pu profiter de leurs vacances, mais en gardant cet incident en tête.

« Un peu plus de deux semaines plus tard, j'ai encore le coeur qui chavire et les émotions qui montent chaque fois que je raconte ce qui est arrivé », a avoué la dame.

Contactée à ses bureaux de Toronto afin d'obtenir sa version de l'incident, Sunwing n'a pas retourné les appels de l'Agence QMI, dimanche.

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