Dure semaine en perspective pour les parents du Coeur-du-Québec
Excédées par la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les éducatrices de 14 Centres de la petite enfance de la Mauricie et du Centre-du-Québec déclenchent un premier jour de grève lundi. Les parents ne sont pas au bout de leur peine : une deuxième journée de débrayage est prévue vendredi, cette fois, à la grandeur de la province.
Plus de 1000 enfants et leurs parents sont touchés par ces jours de grève. La présidente du syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur-du-Québec, Julie Sylvestre, se défend toutefois de prendre les parents en otage.
« Tous les parents ont été avisés des grèves au moins une semaine à l'avance, souligne-t-elle. On est conscient que ça cause des désagréments. La meilleure façon pour les parents de faire connaître leur mécontentement, c'est de faire pression eux aussi sur le gouvernement et la direction de leur CPE », plaide Mme Sylvestre.
Pour la présidente, les jours de grève se justifient par la lenteur des négociations. « Nous avons tenu 21 rencontres en bientôt deux ans. Un moment donné, il faut que ça se règle. »
Jointes par téléphone, les directrices de CPE qui constituent la partie patronale n'ont pas voulu commenter pour le moment.
Les négociations en cours se déroulent à deux niveaux. « Les clauses normatives se négocient avec les directions des CPE de la région, tandis que les clauses salariales se négocient directement avec le ministère de la Famille », explique Julie Sylvestre. C'est donc parce que les négociations sont jugées insatisfaisantes aux deux niveaux que les éducatrices ont choisi de débrayer lundi (dans la région) et vendredi (partout au Québec).
Parmi les points en litige dans les 14 CPE en grève lundi, il y a la question des pauses, note Mme Sylvestre. « Pour le moment, on a droit à 30 minutes de pause par jour, payées et remplacées par une collègue. Les directions des CPE de la région veulent modifier ça. Certaines souhaitent instaurer des pauses pas payées, mais remplacées, ou alors payées, mais pas remplacées. Nous nous opposons aux pauses pas remplacées parce que ça laisserait une seule éducatrice avec des groupes de 16 ou 20 enfants, ce qui n'est pas sécuritaire à notre avis. »
Le syndicat tient aussi à ce que les conventions collectives demeurent harmonisées entre les 14 CPE de la région. La prochaine rencontre entre le syndicat et les patrons est prévue pour le 13 février.
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