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Jeunes au volant : moins d'accidents depuis cinq ans dans la province

Le bilan routier des 16 à 24 ans est cohérent avec le portrait général de la sécurité routière qui s'améliore dans la province depuis cinq ans. Toute proportion gardée, cette tranche d'âge est toutefois toujours surreprésentée en ce qui a trait aux accidents mortels où alcool et vitesse sont en cause.

Au Québec, le nombre de conducteurs de 16 à 24 ans impliqués dans un accident mortel a connu une diminution constante entre 2006 et 2009, passant de 242 à 140, avec une légère remontée en 2010, où 151 conducteurs de cette tranche d'âge ont été impliqués dans un accident mortel.

Cette tendance suit celle du portrait routier global, qui s'est lui aussi amélioré ces dernières années. Donc, toute proportion gardée, la situation n'est pas nécessairement plus rose pour les jeunes automobilistes.

« Malgré ces améliorations, on se retrouve quand même avec une surreprésentation des jeunes dans les collisions de la route, que ce soit comme victimes ou comme conducteurs », explique Line Vézina, porte-parole de la Société d'assurance automobile du Québec.

Les jeunes de 16 à 24 ans représentent 10% des titulaires de permis de conduire, détaille la porte-parole, mais ils représentent 24 % des conducteurs impliqués dans les accidents avec dommages corporels.

Causes

Inexpérience et témérité font souvent partie des défauts qui expliquent que les jeunes conducteurs sont plus souvent qu'à leur tour impliqués dans des accidents, affirme Line Vézina. « Ce n'est pas exclusivement les jeunes automobilistes qui prennent des risques au volant, mais ils sont plus nombreux à le faire que dans les autres tranches d'âge. »

De fait, les 16 à 24 ans récoltent 40% des infractions pour excès de vitesse de plus de 45 km/h. Sans compter que le port de la ceinture de sécurité ne semble pas avoir la cote chez une part de jeunes conducteurs. 37% des jeunes automobilistes décédés dans un accident entre 2006 à 2010 ne portaient pas leur ceinture.

Autre cause mainte fois montrée du doigt, l'alcool demeure un facteur fréquent d'accidents chez les jeunes automobilistes. Près de la moitié des conducteurs de 16 à 24 ans qui sont décédés dans un accident avaient de l'alcool dans le sang. « Ce problème est plus aigu chez les 20 à 24 ans », souligne Mme Vézina.

À cela s'ajoute un nouveau venu : le cellulaire et plus particulièrement le texto au volant, populaire auprès de la nouvelle génération. « Les policiers recueillent des données sur le cellulaire que depuis quelques années. C'est une cause d'accident qui est très difficile à identifier », souligne la porte-parole.

Remèdes

Malgré tout, le nombre de décès est en baisse, signe que les mesures prises dans les dernières années portent fruit. « Le travail se fait sur trois axes, explique Line Vézina : la sensibilisation, la législation et le contrôle policier. »

Les campagnes de pub-choc, tant à la télé que sur les réseaux sociaux et les ateliers dans les écoles, sont les armes que fourbit la société d'État pour sensibiliser les jeunes. « On essaye d'aller les rejoindre sur le terrain », explique Mme Vézina, en prenant pour exemple les remorques avec des voitures accidentées qui ont sillonné les festivals les étés passés. « On mise aussi sur des ateliers où des jeunes qui ont été impliqués dans des collisions parlent à leurs pairs pour les sensibiliser. »

Du côté de la loi, les sanctions liées à la vitesse au volant ont été alourdies. Quant au cours de conduite obligatoire, on verra ses effets dans quelques années, précise Mme Vézina.

La Société d'assurance automobile du Québec n'a pas encore fini de compiler les données recueillies en 2011.

Nombre de jeunes de 15 à 24 ans ayant péri sur les routes de la Mauricie

2005 : 7

2006 : 5

2007 : 4

2008 : 8

2009 : 1

2010 : 4

Nombre de jeunes de 15 à 24 ans ayant péri sur les routes du Centre-du-Québec

2005 : 11

2006 : 14

2007 : 9

2008 : 9

2009 : 9

2010 : 13

Source : Société d'assurance automobile du Québec

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