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Des critères rigoureux

N'obtient pas un médecin qui veut. Les agences régionales de la santé doivent respecter à la lettre un plan du ministère, qui détermine le nombre de médecins dans chaque spécialité pour tous les centres de santé et services sociaux (CSSS).

Les chiffres du ministère sont calculés rigoureusement selon des critères précis sur les besoins de la population. Impossible pour les établissements de santé d'embaucher plus d'effectifs que ce qui est autorisé.

« C'est pour une question d'équité entre les régions, explique Gilles Hudon. Le nombre de postes octroyés doit être respecté. On ne peut pas en recruter plus. »

Il arrive toutefois que Québec n'accorde pas tous les postes qui sont demandés par les agences régionales. Les plans sont établis pour cinq ans, mais il est possible de revoir les chiffres si le besoin se fait sentir.

« On doit essuyer certains refus, admet M. Hudon. Par exemple, au CSSS de l'Énergie, nous avions demandé à avoir cinq anesthésistes, mais il n'y en a que quatre autorisés. Nous allons refaire la demande lors de la réévaluation en 2013, parce que nous considérons que ça répondrait aux besoins de notre population. »

Le ministère a malgré tout comblé la demande pour la Mauricie et le Centre-du-Québec. L'Agence régionale de la santé avait demandé 53 nouveaux postes de médecins spécialistes. On lui en a accordé huit de plus, soit 61.

Malgré ces nouvelles autorisations, le problème véritable demeure dans la majorité des spécialités. Il n'y a pas suffisamment de médecins pour occuper ces postes

Dans la région, 89,5% des 419 postes de médecins spécialistes autorisés sont comblés, alors que 49 postes sont toujours vacants. Un bon résultat, selon l'Agence de la santé.

« C'est une note très intéressante. »

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