Spécialisation des omnipraticiens : « On reste attentif à cette tendance »
Les six omnipraticiens de la Clinique de périnatalité de Trois-Rivières ont su trouver une manière de fonctionner qui permet à plus de futures mamans et d'enfants d'avoir accès à un toubib. Mais ce faisant, contribuent-ils à la pénurie de médecins de famille en se tournant vers une clientèle particulière?
« Si ces gens-là font de la prise en charge globale de futures mamans et de jeunes patients, ça ne pose pas problème, soutient le président de l'association des médecins omnipraticiens de la Mauricie, le docteur Pierre Martin. Dans la mesure où même s'ils ne traitent que certains types de patients (les femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans), ils les traitent dans leur globalité, pour tous types de problème qui peuvent survenir. »
Il faut savoir qu'il y a une pédiatrie courante, fait d'examens périodiques, qui relève des omnipraticiens et qui permet de libérer les pédiatres, souligne aussi le Dr Martin.
« Ce qui nous dérange un peu plus, c'est lorsque des omnipraticiens se concentrent sur des diagnostics très ciblés, comme le traitement des allergies ou de l'asthme par exemple. Dans ces cas-là, on perd des médecins de pratique générale. »
Mais ces omnipraticiens restent rares, observe le président. « Il y a des médecins de famille qui vont œuvrer dans des cliniques de cancer du sein ou des cliniques de chimiothérapie, par exemple. Mais ce n'est pas un phénomène qui soit à ce point répandu pour en être inquiétant. On reste attentif à cette tendance. »
Le plus grand frein
Si la « spécialisation » des omnipraticiens reste un phénomène minime, c'est l'obligation de pratiquer en établissement qui demeure le principal frein à la prise en charge de nouveaux patients par les médecins de famille, note le Dr Martin.
En effet, tous les médecins de famille qui ont moins de 15 ans de pratique doivent faire au moins 12 heures par semaine en établissement.
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