Prendre ses médicaments par la peau
Maintenant, on retrouve des timbres transdermiques ou patchs pour administrer une multitude de médicaments : par exemple, les timbres de nicotine pour cesser de fumer.
Dans l’Antiquité, on utilisait déjà des emplâtres apposés sur la peau pour soigner différents malaises. Au Québec, il y a 50 ans, les cataplasmes de moutarde, aussi connus sous le nom de « mouches de moutarde », étaient appliqués couramment sur la peau pour traiter les bronchites.
C’est en 1981 que la compagnie Ciba-Geigy a commercialisé le premier système contrôlé d’administration transdermique de médicaments. Maintenant, on retrouve des timbres transdermiques ou patchs pour administrer une multitude de médicaments : par exemple, les timbres de nicotine pour cesser de fumer, de nitroglycérine pour prévenir les crises d’angine, d’œstrogènes à la ménopause et de médicament contre la maladie d’Alzheimer.
Des timbres de fentanyl (Duragesic® et génériques) sont aussi utilisés contre les douleurs chroniques ou en soins palliatifs. Les timbres constituent une façon efficace d’assurer une absorption constante et prolongée de certains médicaments.
La peau, le plus grand organe
La peau est souvent perçue comme une barrière qui protège contre les invasions extérieures : le froid, la chaleur extrême, les bactéries, etc.. Mais la peau est aussi un excellent véhicule qui permet à des substances de pénétrer dans le corps et d’y être absorbées. Comme la peau possède tout un réseau de vaisseaux sanguins, les médicaments qui la traversent peuvent rejoindre tout le corps.
Couper ou ne pas couper
Il existe deux sortes de timbres, une sorte où le médicament est déposé dans un mini-réservoir et une autre sorte où le médicament est imprégné dans une matrice, une sorte d’éponge. Si on coupe un timbre-réservoir, le médicament va s’écouler massivement du timbre et peut causer une toxicité. Même dans le cas d’un timbre-matrice, le médicament pourrait s’échapper le long de la ligne de la coupure et causer une irritation. C’est pourquoi, on ne devrait jamais couper un timbre.
Rougeur au site de l’application
Pour diminuer les risques d’irritation de la peau, il faut éviter de mettre un timbre deux fois de suite au même endroit. La rougeur est généralement temporaire et disparaît lorsque l’on retire le timbre. Si elle persiste, on utilise des produits contre l’inflammation sous forme de vaporisateur (comme certains inhalateurs utilisés contre l’asthme par exemple), car si on applique une crème ou un onguent contre la rougeur, l’adhésion du timbre sera diminuée et le timbre ne tiendra plus sur la peau. Parlez-en à votre pharmacien, au besoin.
Chaleur
En présence de chaleur importante, certains timbres peuvent laisser échapper une plus grande quantité de médicament que prévu. Il faut donc éviter différentes situations qui peuvent augmenter la température de la peau :
• Couverture chauffante
• Coussin chauffant
• Sauna et sudation importante
• Bains de soleil
On recommande aussi de retirer les timbres pendant un examen de résonance magnétique (IRM). Certains patchs possèdent une feuille métallique et peuvent causer des brûlures.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE
Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE