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Gentilly-2: le PQ réitère sa position

La centrale nucléaire de Gentilly
Photo: Agence QMI

La centrale nucléaire de Gentilly

BÉCANCOUR - 

La victoire des troupes de Pauline Marois a scellé le sort de la centrale nucléaire Gentilly-2 de Bécancour, dans le Centre-du-Québec. Le Parti Québécois va procéder à la fermeture et au déclassement de la centrale même si son gouvernement est minoritaire.

 

L'attaché de presse de Pauline Marois, Éric Gamache, a confirmé les intentions du nouveau gouvernement péquiste, mardi. « Le gouvernement doit d'abord se mettre en place, mais la fermeture de Gentilly est toujours dans nos cartons », a-t-il affirmé, confirmant que cette décision va entraîner des coûts importants.

Le PQ a précisé ses intentions mardi quelques heures avant la première du documentaire « Gentilly or not to be » qui doit être projeté au cinéma Beaubien de Montréal. Le film de Guylaine Maroist et Éric Ruel critique la sécurité de la centrale située dans la région Centre-du-Québec.

L'organisme Nature Québec estime que la fermeture de Gentilly-2 pourrait coûter jusqu'à 1 milliard $ et s'étaler sur une période de sept à dix ans. « C'est beaucoup moins cher de fermer que de reconstruire », a exprimé Christian Simard, directeur général de l'organisme, précisant que reconstruire pourrait coûter 3 milliards $.

Le bilan financier d'Hydro-Québec, qui possède la centrale Gentilly-2, comprend déjà une provision de 675 millions $ destinée au financement d'un éventuel démantèlement. En attendant une annonce officielle, le patron de Nature Québec s’est réjoui des intentions du Parti québécois pour des raisons environnementales et économiques.

« Il y a plus de 2500 tonnes de déchets radioactifs dangereux qui se trouvent là-bas, a-t-il expliqué. En plus, l'électricité qui serait produite à Gentilly coûterait 20 cents le kWh après la réfection, le double du prix de l'électricité qui sortira de la Romaine. »

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente des centaines d'employés de Gentilly-2, s'inquiète pour l'économie de Bécancour et des villes limitrophes.

« L'impact sera majeur, a souligné Maxime Valade, conseiller syndical au sein du SCFP. Il y a près de 700 personnes bien rémunérées qui travaillent à Gentilly. »

Nature Québec ne croit pas que tous ces emplois seront éliminés en marge de la fermeture. « Ce sont pour la plupart des employés permanents d'Hydro. Ils seront reclassés », a analysé M. Simard, précisant qu'au moins 300 emplois seront créés pour démanteler les activités.

Le SCFP voit d'un bon œil la présence d'une centrale nucléaire dans le portefeuille d'Hydro-Québec. « Ça permet de stabiliser le réseau puisque la majorité des barrages d'Hydro sont éloignés », a dit Maxime Valade.

La production de la centrale de Bécancour représente environ 2 % de l'électricité produite par la société d'État, une quantité suffisante pour approvisionner 270 000 foyers.

 

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