Netlift veut propulser le covoiturage à Trois-Rivières
Guy de Montigny, directeur général de la Société de transport de Trois-Rivières, Réjean Paquet, directeur des services aux étudiants, et Marc-Antoine Ducas, créateur de Netlift.me.
Une nouvelle plateforme technologique veut rendre le covoiturage plus facile pour les Trifluviens. Netlift.me, une application créée à Montréal, a été lancée à Trois-Rivières le 19 septembre. Elle obtient déjà les faveurs du cégep, du collège Laflèche et de la Commission scolaire Chemin-du-Roy, qui la proposeront à leurs employés et étudiants.
Accessible par le web et sur téléphones intelligents, l’objectif premier de Netlift est de jumeler les automobilistes intéressés à faire du covoiturage, en fonction de leurs points de départ et d’arrivée. Par souci de sécurité, l’accès à la plate-forme se fait sur invitation seulement. Les intéressés doivent faire partie d’une entreprise ou d’une institution partenaire, ou se faire inviter par un membre.
La Ville de Trois-Rivières, le Centre hospitalier du Centre de santé et services sociaux de Trois-Rivières et l’Université du Québec à Trois-Rivières sont en négociations avec le Centre de gestion des déplacements Roulons vert et Netlift.
Il s’agit de la seule plateforme de gestion du covoiturage qui permet des interconnexions avec les réseaux de transport en commun. La Société de transport de Trois-Rivières collaborera avec l’entreprise pour intégrer les horaires et les données de ses circuits d’autobus au programme. Ainsi, les utilisateurs peuvent faire un bout de chemin en covoiturage et terminer leur trajet en autobus, et vice-versa.
À Trois-Rivières, 86 % des déplacements se font en auto solo, selon Roulons Vert. Les grandes institutions que sont l’Université, le Cégep et l’hôpital sont les principaux facteurs de déplacement, selon l’organisme.
Remède à la congestion et au CO2
Texte : C’est en remarquant la forte congestion automobile sur les artères de la région montréalaise, truffées de chantiers, que Marc-Antoine Ducas a eu l’idée de Netlift. En misant sur le covoiturage, il serait possible de réduire la congestion sur le réseau routier, croit-il.
Pour covoiturer, les membres de Netlift doivent d’abord signaler leur besoin ou leur offre de service sur le site web. Les utilisateurs intéressés peuvent négocier le prix de la course. L’entreprise prend un pourcentage sur le prix négocié. Les transactions se font à même la plateforme web.
Question d’augmenter les critères de sécurité et de qualité du service, un système de pointage a été élaboré pour permettre aux utilisateurs de donner leur appréciation des autres membres.
Lorsque les membres utilisent leur téléphone intelligent, le programme peut calculer la quantité de CO2 économisé.
Netlift souhaite inviter 600 000 Québécois à adhérer à son réseau au cours de la première année. L’entreprise aimerait aussi rallier 2000 covoitureurs réguliers.
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