Les temps sont durs
La directrice générale de l'organisme, Caroline Dionne, et le président de Moisson Mauricie, Jean-Guy Doucet, en des jours plus heureux.
L’organisme Moisson Mauricie / Centre-du-Québec vit des moments difficiles. Un déficit de 56 000 $ est anticipé au 31 mars 2013.
Plusieurs bris d’équipements en peu de temps et une aide financière précaire ont placé l’organisation dans une situation d’urgence. Les installations du 630, rue Poisson ainsi que les équipements sont vieillissants et ne répondent plus aux besoins. Les dépenses augmentent, mais le financement ne suit pas.
Un manque à gagner
« Nous anticipons un déficit de 56 000 $. Et nous avons été conservateurs dans nos prévisions, mais nous craignons que le manque à gagner soit plus élevé, a expliqué la directrice générale de Moisson Mauricie, Caroline Dionne, dans un communiqué.
« Le financement de base de Moisson doit être revu, a souligné le président de l’organisme, Jean-Guy Doucet. Notre financement récurrent représente 22 % de notre budget. Ce qui veut dire que 78 % du budget est de l’autofinancement : événements de financement, dons, contribution des organismes pour les frais de transport, projets. Nous avons fait des demandes pour rencontrer les différents décideurs politiques et les ressources du milieu pour revoir notre financement de base. »
« Nous soutenons 70 points de service (distributions alimentaires, tablées populaires, maisons d’hébergement, collations pour écoles ou garderie, cuisine collective) en Mauricie et au Centre-du-Québec. Tous ces organismes comptent sur nous pour aider 12 600 personnes chaque mois, nous devons trouver des solutions ! Nous sommes convaincus que nos démarches porteront fruit. C’est avec les élus et les bailleurs de fonds que nous pourrons régler la situation de façon permanente », a ajouté Mme Dionne.
Installations désuètes
Les installations actuelles de Moisson sont désuètes. L’espace de réfrigération et de congélation est notamment déficient.
« Nos réfrigérateurs ont passé l’été de peine et de misère, nous devrons les remplacer absolument avant l’été prochain », a indiqué la directrice générale.
Dénicher des nouveaux locaux figure dans les priorités de Moisson Mauricie depuis plus de trois ans déjà rappelle M. Doucet.
« En tant qu’organisme à but non lucratif, nos moyens financiers sont limités. Nous devons aussi choisir l’emplacement de la banque alimentaire pour faciliter l’accès aux 70 points de service de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui viennent chercher des denrées et aux 550 participants qui viennent nous aider chaque année sur le plateau de travail pour le tri et la redistribution de la nourriture. »
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