Une fuite de conduite nuit à la conduite
Pendant plus d’un mois, les automobilistes empruntant le boulevard Parent à Trois-Rivières ont dû redoubler de prudence. Une fuite dans une canalisation d’eau et de longs travaux les ont forcés à zigzaguer autour du cône placé en plein milieu de la chaussée.
François Labrèche, qui réside à proximité du trou, ne parvient pas à comprendre que seulement un cône prévenait l’arrivée de ce trou d’une profondeur de six centimètres.
« Ça niaise et ça n’a pas de bon sens. C’est dangereux et les gens pourraient abîmer une roue ou encore subir une crevaison. »
Ce qui avait toutes les allures d’un nid de poule au mois de novembre a pris de l’ampleur au fil des semaines, si bien que le trou créé par la rupture de la conduite d’eau était plus large que la voie dans laquelle les voitures pouvaient circuler. Deux choix s’offraient alors aux automobilistes : emprunter l’accotement, ou encore la voix du centre, où les véhicules peuvent circuler dans les deux sens afin d’effectuer un virage. Lors du passage de L’Écho, certains ont se sont même retrouvés dans la voie adverse afin d’effectuer la manœuvre sans risque d’endommager leur voiture.
Réparation effectuée
Au lendemain de la visite de L’Écho, mercredi, le trou a été colmaté par les employés de la voirie de la municipalité. Comment expliquer que plus d’un mois a été nécessaire à la Ville de Trois-Rivières pour effectuer les travaux ? Selon son porte-parole, Yvan Toutant, c’est l’apparition d’une deuxième fuite d’eau qui a retardé grandement l’opération.
« Nous nous apprêtions à refaire l’asphaltage lorsqu’un deuxième bris a été trouvé. C’est pour cette raison que ça été aussi long. Sans ce problème, il y a longtemps que ça aurait été fait. »
Même si la zone en question demandait aux automobilistes d’effectuer une déviation imprévue, M. Toutant ne croit pas qu’il s’agissait d’un endroit dangereux. Aucune plainte n’a été enregistrée à la Ville durant cette période.
« Le cône orange indique qu’il faut ralentir, c’est son mandat. La signalisation est claire et c’est aux automobilistes de faire leur part et de ralentir. Les gels et dégels du sol sont plus fréquents avec les changements climatiques. C’était une situation que nous voyions seulement au printemps par le passé. Maintenant, c’est tout au long de l’hiver. »
Étonnamment, le cône orange qui a été présent sur le boulevard Parent a un jumeau, qui lui, est situé à quelques centaines de mètres, au beau milieu du boulevard Hamelin. Dans son cas, il n’a pas bougé d’un centimètre depuis son installation il y a près d’un mois.
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