Travailler au jour de l’An
Hélène Garneau (deuxième à gauche), entourée de ses collègues du département de neurologie.
Défoncer la nouvelle année en famille ou entre amis n’est pas le luxe de tous. Plusieurs doivent travailler, notamment ceux qui assurent les services essentiels.
Les gens malades ne prennent pas de congé pendant les Fêtes, ceux qui les soignent non plus. « Lorsqu’on décide d’être infirmière, on sait qu’on va travailler une fin de semaine sur deux et une fête sur deux. Ça vient avec, c’est une vocation », lance d’emblée Hélène Garneau, infirmière clinicienne au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR).
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas seulement les nouveaux employés qui doivent rentrer en boulot au jour de l’An. Mme Garneau est infirmière depuis 13 ans et elle travaille chaque année pendant la période des Fêtes. « Certains ont 25 ans de carrière et le font encore. Tout le monde le fait pour qu’il y ait une alternance », souligne-t-elle.
Cependant, les infirmiers du CHRTR savent un an à l’avance s’ils seront d’office à Noël ou au jour de l’An. Ils ne travailleront qu’une seule des deux journées, en plus d’avoir un salaire majoré de 50% pour l’occasion.
Atmosphère harmonieuse
Depuis le début du mois de décembre, le département où travaille Hélène Garneau recèle de décorations. De la musique de Noël joue également dans les chambres. « On essaie d’emmener la magie des Fêtes jusqu’aux patients. On fait en sorte que ce ne soit pas une journée comme les autres », indique-t-elle.
Habituellement, un buffet est organisé dans l’unité de neurologie pour souligner le Nouvel An. Une nouveauté pour 2013, l’établissement de santé offre des biscuits à tout le personnel en service.
Pas de négatif
Hélène Garneau ne voit aucun point négatif à travailler au jour de l’An. Elle n’est pas triste non plus de ne pas être auprès des siens. « On organise nos partys en fonction de ça. On se voit quand même. J’ai de la famille à l’étranger alors on utilise Skype », raconte l’infirmière.
Elle aime son métier et c’est une joie d’être là pour ses patients. « Eux, ils sont couchés dans leur lit et ce n’est pas leur vœu. Lorsqu’ils voient un sourire sur notre visage, c’est plus facile de leur transmettre », termine Mme Garneau.
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