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Vente de l’Église Ste-Madeleine: l’ouvroir Ste-Madeleine en mode survie

Mme Blouin confectionne des courtepointes pour l’ouvroir Ste-Madeleine depuis plusieurs années
Photo: Joany Dufresne

Mme Blouin confectionne des courtepointes pour l’ouvroir Ste-Madeleine depuis plusieurs années

L’ouvroir Ste-Madeleine n’a eu d’autres choix que de mettre fin à ses activités suite à l’annonce de la vente imminente de l’Église Ste-Madeleine. Ne pouvant bénéficier de l’aide des nouveaux propriétaires, l’ouvroir est à la recherche de nouveaux locaux.

« Ça fait longtemps qu’ils nous disent que l’Église est vendue et que les papiers vont être signés. La semaine dernière, ils nous ont demandé de faire les boîtes parce qu’ils signaient les papiers le soir même. Aujourd’hui, ce n’est toujours pas signé, mais il faut que nous sortions de là », rapporte Céline Blouin, responsable de l’ouvroir avec sa mère.

Selon elle, le contrat de vente devrait se finaliser sous peu. L’Évêque y aurait apposé sa signature et il ne resterait que le notaire à approuver la transaction.

Le prêtre de l’Église Ste-Madeleine, l’Abbé Claude Lapointe, appuie les dires de Mme Blouin. Il ajoute que pour le moment l’avenir de la bâtisse et les noms des acquéreurs demeurent encore confidentiels.

À la recherche de nouveaux locaux

Pour continuer les activités de l’ouvroir, Mme Blouin doit trouver des locaux assez grands pour accueillir le service de courtepointes et le comptoir de vêtements à prix modiques.

« On a regardé aux alentours. On aimerait rester dans le secteur parce que nous allons perdre des bénévoles et de la clientèle si on s’en va trop loin », confie Céline.

« Il y a beaucoup de personnes plus âgées qui se déplacent à pied. Ce n’est pas facile pour eux », ajoute sa mère.

Les anciens locaux de l’ouvroir occupaient une superficie totale de 1288 pieds carrés séparés en deux parties. Les responsables stipulent toutefois qu’elles pourront acquérir deux nouveaux locaux, un pour chacun des services.

« Ça serait très agréable que ça soit qu’un local, car nous sommes une équipe, mais au pis aller, ça peut être deux », affirme Mme Blouin.

Elle aimerait pouvoir déménager l’ouvroir le plus tôt craignant que le temps décourage les clients et les bénévoles.Pour l’instant, Mme Blouin n’a guère d’options. Elle a dû annoncer la fermeture, temporaire espère-t-elle, de l’ouvroir Ste-Madeleine.

 

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