Une nouvelle aire protégée à Trois-Rivières
La tourbière Red Mill, dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap, est un milieu d'une grande richesse écologique.
La Fondation Trois-Rivières pour un développement durable vient d’acquérir 42 hectares de terrain à protéger dans la tourbière Red Mill, dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap.
Cette acquisition porte la superficie protégée de cette tourbière à plus 70 hectares, soit l’équivalent de 140 terrains de football.
L’achat de terrain à des fins de conservation est une stratégie centrale de la politique de développement durable de la Ville, a rappelé le maire Yves Lévesque. « On est fiers de cette politique unique au Québec, mais il faut qu’elle aboutisse à des résultats tangibles, et c’est ce que nous obtenons aujourd’hui avec ces acquisitions. »
La Ville s’est donné comme objectif de protéger un hectare pour chaque hectare développé.
Cet achat et le projet dans lequel il s’inscrit nécessitent des investissements de 170 000 $. Il est le fruit d’une collaboration entre la Ville de Trois-Rivières, la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, la Fondation de la faune du Québec et RBC Banque Royale.
Les reins de la planète
Ces terrains feront l’objet d’efforts de conservation, en collaboration avec l’organisme Nature-Action Québec. Des sentiers et des panneaux d’interprétation seront aménagés sur le site pour permettre à la population trifluvienne d’apprécier et de mieux comprendre la valeur écologique de la tourbière.
« Si on dit que les forêts sont les poumons de la planète, les tourbières en sont les reins, a illustré Martin Magny, président de la Fondation Trois-Rivières pour un développement durable. Elles permettent de filtrer l’eau et de prévenir les inondations. »
Pérennité
Nature-Action Québec a acquis une expertise dans l’achat de terrains pour créer des aires protégées. L’organisme a contribué à créer 6 km2 d’habitats au cours des dernières années.
« Il n’y a pas beaucoup de projets au Québec où une municipalité, des fondations et un organisme s’associent pour créer des espaces de conservation », a noté le directeur général de Nature-Action Québec, Pascal Bigras.
L’implication de la Ville de Trois-Rivières dans ce projet assure sa pérennité, un critère important pour obtenir du financement extérieur. C’est ce qu’a souligné Catherine Lecomte, directrice générale de la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, qui a participé au projet à hauteur de 70 000 $.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE
Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...
LIRE LA SUITE