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Les étudiants de l’UQTR auront leur halte-garderie

De gauche à droite: Michaël Magny, vice-président à la vie associative et à l'environnement de l’AGE UQTR, Nadia Boudreau, éducatrice principale de la halte garderie, et Mathieu Roy, président de l’AGE UQTR.
Photo: Claudia Berthiaume - L'Écho de Trois-Rivières

De gauche à droite: Michaël Magny, vice-président à la vie associative et à l'environnement de l’AGE UQTR, Nadia Boudreau, éducatrice principale de la halte garderie, et Mathieu Roy, président de l’AGE UQTR.

TROIS-RIVIÈRES - 

Après cinq années de planification et de négociations, c’est chose faite, l’Association générale des étudiants (AGE) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) aura sa propre halte-garderie, installée au sein du nouveau pavillon à la vie étudiante.

Les inscriptions pour ce nouveau service, conçu par et pour les étudiants, ont débuté le 12 août. Une vingtaine de places sont disponibles pour chacun des blocs de cours, jusqu’à concurrence de 60 enfants par jour. L’âge des bambins peut varier entre quelques mois et cinq ans.

Si la halte-garderie, dont le nom sera déterminé prochainement, n’offre pas le service de repas comme les Centres de la petite enfance (CPE), elle offrira un programme éducatif se rapprochant de ceux des CPE. «On privilégie une approche plus pédagogique que de simplement surveiller les enfants pendant qu’ils jouent. Il y aura un suivi fait avec les parents deux fois dans la session», précise Mathieu Roy, président de l’AGE UQTR.

Un concept sur mesure pour les étudiants

Les étudiants-parents pourront venir déposer leur(s) enfant(s) 15 minutes avant le début de leur cours, soit à 8h15, 11h45 ou 15h15, et le(s) reprendre trois heures plus tard. Un agenda sera établi en fonction des réservations des parents, qui devront être faites 24 heures à l’avance. Pour laisser la chance au plus grand nombre de parents possible de bénéficier du service, le nombre de périodes utilisées quotidiennement par un enfant sera limité à deux.

Il en coûte 13,50 $ par période par enfant, plus 35 $ de frais pour l’ouverture du dossier.

«On ne veut pas faire payer l’ensemble de nos membres pour ce service comme le font d’autres universités avec leur CPE. Notre halte-garderie fonctionne selon de le principe de l’utilisateur-payeur, explique M. Roy. Le but n’est pas non plus de faire du profit avec ce nouveau service. On veut simplement couvrir nos dépenses de fonctionnement. Si on voit qu’on fait du profit, on réévaluera nos tarifs à la baisse.»

Pour le moment, aucun service de garde n’est offert pour les cours du vendredi après-midi et les cours en soirée. «Selon le sondage que nous avons effectué auprès de 406 parents l’année dernière, la demande n’était pas assez forte pendant ces périodes. Et pendant le cours du soir, les enfants sont généralement couchés à la maison. Si on voit qu’il y a de la demande, on s’ajustera», indique Michaël Magny, vice-président à la vie associative et à l'environnement de l’AGE UQTR.

La priorité sera donnée aux étudiants qui ont des cours et s’il reste des places disponibles, les parents pourront utiliser la halte-garderie pendant des périodes d’études ou de travaux d’équipe effectués sur le campus.

Création d’emplois

En plus de rendre service à de nombreux parents, l’arrivée de la halte-garderie de l’AGE UQTR permettra de créer une dizaine de nouveaux emplois. L’éducatrice principale, qui assure la gestion quotidienne du service, a déjà été choisie. Plusieurs autres employés seront embauchés sous peu. «On regarde actuellement des curriculum vitae d’étudiants. On privilégiera les gens des programmes qui sont formés en éducation, comme l’enseignement, la psychologie et l’adaptation scolaire», détaille le président de l’AGE UQTR.

Celui-ci souhaite accommoder le plus de gens possible avec le service de halte-garderie. «On met l’accent sur nos membres d’abord. On verra si on permet à une autre clientèle de l’utiliser par la suite. Au fond, on veut que ce nouveau service fasse ressortir le meilleur des parents en les aidant à terminer leurs études universitaires», conclut M. Roy.

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