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La négligence toujours aussi présente

77 jeunes ont été admis en centre jeunesse ou dans une ressource intermédiaire l’an dernier, selon le bilan de la DPJ.
Photo: PHOTO Matthieu Max-Gessler – L’Écho de Trois-Rivières

77 jeunes ont été admis en centre jeunesse ou dans une ressource intermédiaire l’an dernier, selon le bilan de la DPJ.

TROIS-RIVIÈRES - 

Plus du tiers des interventions des Directions de la protection de la jeunesse (DPJ) au Québec sont liées à la négligence, ce qui en fait la principale cause des signalements retenus.

Si cette problématique est aussi grande, c’est parce qu’elle en englobe beaucoup d’autres, selon Sylvie Lacoursière, directrice de la protection de la jeunesse en Mauricie et au Centre-du-Québec.

«Ça fait référence à beaucoup de problématiques liées, entre autres la toxicomanie des parents, problèmes de santé mentale, des parents qui ont des difficultés financières et des problèmes de jeu. Ces problèmes-là font en sorte que l’impact sur les enfants est visible», déplore-t-elle.

Une problématique aux multiples facettes

La négligence peut également prendre plusieurs formes, selon Louis-Philippe Trudel, éducateur au Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«La négligence, ça ne se vit pas toujours dans la violence. C’est aussi de dire oui à un enfant tout le temps, de laisser aller. Les conséquences sont aussi graves que la violence, ça apporte les mêmes résultats», assure-t-il.

Ghyslain* a commencé à séjourner au Centre jeunesse de Trois-Rivières à 12 ans à cause de problèmes de consommation et de ses troubles de comportement.

«J’ai commencé à consommer à 11 ans, c’est le frère d’un ami qui m’a fait essayer du pot, raconte le jeune homme. J’ai aimé ça puis j’ai continué à en fumer mais vu que je prends de la médication pour un trouble de l’attention (TDAH), ça fittait pas bien ensemble les deux.»

Savoir être ferme

Pour éviter que leur enfant ne se retrouve en Centre jeunesse, ses parents doivent apprendre à leur dire non, insiste Louis-Philippe Trudel.

«Il y a des jeunes qui arrivent au centre d’accueil parce que leurs parents ont eu du mal à les encadrer à cause de leur comportement. Il faut être capable de mettre ses limites. Si jamais c’est trop difficile, il ne faut pas se gêner pour demander de l’aide», conclut-il.

*Ce nom a été modifié à des fins de confidentialité.

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