Le syndicat ne baisse pas les bras
L'entente négociée par le syndicat du centre de distribution de la Coop fédérée semblait à l'avantage des employés, qui ont voté en sa faveur à 96%.
Pas question de baisser les bras pour le syndicat des employés du centre de distribution de la Coop fédérée à Trois-Rivières. Même s’ils ont accepté une entente qui les avantagerait si le centre ferme ses portes tel que prévu, les employés comptent faire en sorte que cette dernière n’ait pas lieu.
L’entente, qui fixe les modalités de départ des employés de la division Unimat de la Coop fédérée lorsque le centre sera fermé, a été acceptée à 96% par les syndiqués. Ils étaient près d’une centaine à se prononcer, lors de deux assemblées organisées mardi à la salle La Rose d’or.
«On est contents de ce qu’on a eu, malgré tout. Ça va être bon», a réagi une employée à l’issue du vote.
«Nos membres sortent de là gagnants parce qu’on a travaillé à ce qu’ils ne perdent rien. On pense qu’on a été chercher le maximum pour eux. Si le centre ferme, on aura la tête haute», a indiqué le président du syndicat local 178, André Dufresne.
Le contenu de l’entente reste toutefois confidentiel, puisqu’il s’agit d’un réaménagement de la convention collective des employés, qui relèvent de la division Unimat.
«On n’a pas jeté la serviette»
Si la plupart des syndiqués se sont dits satisfaits de l’entente, plusieurs semblaient être résignés à perdre leur emploi l’an prochain.
«Il n’y a rien à faire, on n’a pas le choix», a déploré l’un d’eux.
Pour M. Dufresne, il n’est toutefois pas question de baisser les bras. L’exécutif du syndicat va d’ailleurs plancher sur un plan d’action pour tenter de faire changer d’avis son employeuse, la Coop fédérée.
«On ne baisse pas les bras et on va faire des actions. On a travaillé en dedans, là on va sensibiliser le monde. On va commencer régional, puis on va y aller provincial, puisque des Unimat, il y en a partout», rappelle-t-il.
Le syndicaliste dit comprendre le découragement de certains de ses membres, tout en les encourageant à garder espoir.
«C’est sûr que quand tu te fais annoncer une fermeture de façon drastique, il y a toutes sortes de réactions. Mais je leur ai dit de ne pas lâcher et on a réussi à aller chercher le maximum avec cette entente», a-t-il insisté.
M. Dufresne a par ailleurs indiqué avoir le soutien de chacune des 300 sections locales du regroupement syndical Unifor, qui représentent 55 000 membres en tout.
Si elle a lieu, la fermeture du centre de distribution entraînera la perte de 235 emplois d’ici 15 mois.
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