Nous joindre
Publicité

Douz jours d’action contre la violence faite aux femmes et aux filles

La Sûreté du Québec de la Mauricie sensibilise à la violence conjugale

La Sûreté du Québec de la Mauricie sensibilise à la violence conjugale
Photo: Jean-Francois Desbiens

Hier, s'est tenue, à travers le Québec, une opération nationale concertée en matière de prévention de la violence entre partenaires intimes dans le cadre des douze jours d’action contre la violence faite aux femmes et aux filles. La Sûreté du Québec de la Mauricie ont participé à cette journée. 

Les membres policiers pouvaient être accompagnés d'intervenants et d'élus pour aller à la rencontre des citoyens, leur diffuser de l'information et leur distribuer des feuillets des organismes d'aide aux victimes de violence entre partenaires intimes. 

De nombreuses présences dans la région

La SQ était présente dans la Ville de Shawinigan, à l'axe routier, boulevard Royal et rue Cartier de 11 h à midi. De plus, un kiosque était installé dans les IGA du 21 05, 105e avenue et au 1500, rue Trudel. 

Dans l'agglomération de La Tuque, c'est au centre d'achats du boulevard Ducharme que de la prévention a été faite de 10 h à 16 h. 

La Sûreté du Québec s'est jointe au Corps de police des Abénakis, à l'intersection Awassos et route Marie-Victorin, à Odanak, de 13 h à 14 h 30, pour sensibiliser les automobilistes passants. 

De plus, les deux services policiers se sont déplacés dans la MRC de Bécancour, de 15 h 30 à 17 h, à l'intersection du boulevard du Danube et chemin Leblanc. 

De la patrouille à pied, une présence dans les entrées de certains commerces du boulevard Saint-Laurent Est à Louiseville et à la halte routière de l'autoroute 40 à Maskinongé ont eu lieu durant l'avant-midi. 

Toujours dans la MRC de Maskinongé, présence des policiers à l'intersection de la rue principale et de la rue Des Dalles à St-Étienne-des-Grès et sur la rue Principale et Chemin des Loisirs à Saint-Élie-de-Caxton, de 10 h 30 à 12 h. 

Une patrouille à pied s'est déroulée dans le secteur commercial de Sainte-Anne-de-la-Pérade de 11h à midi.

Et finalement, un kiosque était installé dans le stationnement de l'épicerie Métro à Saint-tite de 9 h à 11 h. 

La plus grande opération de prévention en matière de violence conjugale au Québec

Pour une troisième année consécutive, ces activités se tenaient principalement à des endroits stratégiques sur le réseau routier, en plus de kiosques et de patrouille à pied.  Encore cette année, la majorité des services de police municipaux et corps de police autochtones se sont joint. 

« Les personnes victimes et leurs proches peuvent compter sur l’engagement de nos membres pour les accueillir, les soutenir et leur venir en aide. Les activités concertées d’aujourd’hui avec des organisations œuvrant directement auprès des personnes victimes reflètent la complémentarité des expertises et des services disponibles. La Sûreté remercie tous ses partenaires pour leur précieuse implication ». , indique Caroline Girard, Lieutenante coordonnatrice de l’équipe dédiée à la lutte contre la violence entre partenaires intimes, Sûreté du Québec

Rappelons que l’an dernier, ces quelques 200 opérations ont connu un très grand succès. Les personnes rencontrées se sont montrées très intéressées et reconnaissantes de pouvoir échanger avec des policiers et des intervenants au sujet de la VPI. Certaines personnes victimes ont également pu recevoir de l’aide. Ces activités permettent d’envoyer un message fort de mobilisation des acteurs contre la violence entre partenaires intimes.

« La violence entre partenaires intimes, qui culmine parfois en féminicides, est un enjeu de société extrêmement alarmant. Je suis profondément préoccupé par cette réalité. Afin d’encourager les victimes à dénoncer et maintenir leur engagement dans le processus judiciaire, je tiens à leur rappeler que leur accompagnement, leur sécurité et leur bien-être sont au cœur de notre mission, de nos priorités et du travail des procureurs. Le DPCP est fier de s’engager de nouveau cette année en tant que partenaire de l’Opération nationale concertée en prévention de la violence entre partenaires intimes. Ensemble, nous renforçons nos actions pour sensibiliser la population et agir concrètement contre ce fléau. » , explique Me Patrick Michel, Directeur des poursuites criminelles et pénales

Cette année,  SOS Violence conjugale, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale,  la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes,  l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape,  l’École nationale de police du Québec, le service Rebâtir, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ainsi que le ministère de la Sécurité publique, étaient présents. Plusieurs organismes locaux se sont ajoutés selon les localités où les activités de sensibilisation qui ont eu lieu. 

« Pour faire une réelle différence dans la lutte à la violence entre partenaires intimes, il faudra qu’une masse critique de gens se positionnent clairement et sans équivoque contre ce qui la permet encore dans notre société. Une initiative comme celle de la Sûreté du Québec permet, année après année, de parler directement à des dizaines de milliers de québécois directement, et à des centaines de milliers d’autres à travers les médias.  C’est comme ça qu’on fait évoluer une société vers la non-violence », ajoute Jocelyne Jolin, directrice générale – SOS violence conjugale

« La Fédération des maisons d’hébergement pour femmes et ses membres sont fières de collaborer à l’Opération nationale concertée en prévention de la violence entre partenaires intimes. Ces initiatives permettent de renforcer la mobilisation collective contre les violences faites aux femmes, tout en soulignant l’importance de l’accompagnement spécialisé offert aux victimes à travers le Québec. Ensemble, nous pouvons bâtir une société plus sécuritaire et équitable pour toutes. » , exprime Manon Monastesse, Directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

La lutte contre la violence entre partenaires intimes doit être collective pour être efficace. Tisser un filet de sécurité autour des personnes victimes et de leurs enfants permet de leur assurer une meilleure protection et facilite l’accessibilité aux ressources disponibles pour elles. Il suffit d’une seule main tendue pour changer la vie d’une personne victime.

« Les nombreux féminicides de cette année nous montrent à quel point cette opération est primordiale et nécessaire pour faire connaitre à la population toute la gamme de services qu’offrent les maisons d’aide et d’hébergement partout au Québec. Mais aussi pour afficher la solidarité et la collaboration entre tous les partenaires investis dans la lutte contre la violence conjugale. Peu importe à quelle porte une femme viendra frapper, elle trouvera toujours de l’aide » , termine Mathilde Trou, coresponsable des dossiers politiques au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. 

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
SociétéPublié hier à 15h00

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025

Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les escaliers sont bons pour le cœur
SociétéPublié hier à 12h00

Les escaliers sont bons pour le cœur

Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le stress pourrait causer l'apnée du sommeil, et pas seulement l'inverse
SociétéPublié le 22 septembre 2026

Le stress pourrait causer l'apnée du sommeil, et pas seulement l'inverse

S'il est bien documenté que l'apnée du sommeil puisse être une source de stress, une nouvelle étude québécoise décrit possiblement pour la première fois une association inverse entre les deux problèmes. Les chercheurs ont notamment constaté, lors d'expériences en laboratoire, qu'un isolement social chronique provoque des modifications ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Gabrielle Denoncourt