Un printemps enneigé ou pluvieux
MétéoMédia prévoit un long chemin sinueux vers les conditions estivales
L’hiver n’a pas dit son dernier mot, selon MétéoMédia, qui prévoit un printemps enneigé ou pluvieux pour une bonne partie de l’est du pays.
Le chemin vers les conditions estivales sera «long» et «sinueux» au Québec et en Ontario, selon MétéoMédia.
«On ne pense pas que l’hiver va finir tôt. On va avoir encore des occasions de neige en mars et au mois d'avril» et «avec la dissipation de La Niña anticipée et un retour d’El Niño au cours de l’été, le passage de l’hiver à l’été devrait se faire de manière laborieuse en 2026», a expliqué le météorologue André Monette à La Presse Canadienne.
«La présence d’une anomalie froide dans les Prairies canadiennes et de la chaleur dans le sud des États-Unis favorisa un corridor actif sur l’Ontario et le Québec», a précisé le météorologue.
C’est cette «confrontation entre le chaud et le froid» qui causera probablement plus de précipitations qu’en temps normal sur le bassin des Grands Lacs vers le Québec.
Avec «une trajectoire de systèmes qui favorisent» l’Ontario et le Québec, «quelques tempêtes de neige sont encore possibles en première moitié de printemps», selon André Monette.
Au Québec, le service météo prévoit donc une quantité de précipitations «au-dessus des normales, sauf pour le nord et l’est de la province qui seront près des normales», dans les prochaines semaines.
Avec la possibilité élevée qu’il y ait beaucoup de précipitations, la saison des inondations sera à surveiller.
«Si la fonte de neige se fait rapidement, ça pourrait causer des inondations, donc c'est quelque chose qu'on surveille, le risque en ce moment est modéré», a souligné M. Monette.
Des températures près des normales de saison
Toujours au Québec, MétéoMédia s’attend à ce que les températures soient «près des normales» dans les prochaines semaines, sauf pour l’ouest de la province, qui sera sous les normales, et le nord de la province, qui sera au-dessus des normales.
En Ontario, les températures du printemps seront probablement sous les normales, sauf pour le sud-est de la province, qui sera près des normales.
«À certaines occasions, quelques poussées de chaleur importantes gagneront le corridor Windsor-Québec, permettant de souffler un peu», mais «ces périodes d’avant-goût des chaleurs estivales seront toutefois de courtes durées», selon un communiqué publié par MétéoMédia mercredi.
Dans les provinces de l’Atlantique, le nombre de tempêtes côtières «ne devrait pas être abondant», selon André Monette.
«Les Maritimes seront plus à l’écart des descentes d’air froid durant le printemps.» Les températures seront «près des normales» et la quantité de précipitations ne devrait pas dépasser la moyenne saisonnière.
Un printemps plus frais que la normale est prévu pour les provinces de l’Ouest canadien, à l’exception de la Colombie-Britannique, où les températures seront plus près des normales.
Stéphane Blais, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...
LIRE LA SUITE
Les escaliers sont bons pour le cœur
Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...
LIRE LA SUITE
Le stress pourrait causer l'apnée du sommeil, et pas seulement l'inverse
S'il est bien documenté que l'apnée du sommeil puisse être une source de stress, une nouvelle étude québécoise décrit possiblement pour la première fois une association inverse entre les deux problèmes. Les chercheurs ont notamment constaté, lors d'expériences en laboratoire, qu'un isolement social chronique provoque des modifications ...
LIRE LA SUITE