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La vision de Denis Francoeur prend forme

TROIS-RIVIÈRES - 

Faire une croix sur la LHJMQ afin de se consacrer à l’éducation de jeunes joueurs de hockey n’était pas une mince affaire pour Denis Francoeur. Trois ans après qu’il ait pris sous son aile 17 joueurs d’âge MAHG, sa vision du développement du hockeyeur prend enfin forme.

L’ancien pilote des Cataractes de Shawinigan n’a jamais caché qu’il perçoit un grand problème dans le développement des joueurs de hockey au Québec, ce qui l’avait mené à une réflexion.

« Au fil de ma carrière, j’ai vu ce qui se passait dans le développement des joueurs de hockey. J’ai vu certaines choses qui n’avaient pas de sens. Je me suis dit que si j’avais une chance, un jour, je mettrais quelque chose en place. »

Cette saison, Francoeur a uni la destinée de son équipe avec le Collège Marie-de-l’Incarnation (CMI) pour créer les Panthères, un groupe de joueurs de moins de 11 ans qui évolue hors de la structure de hockey Québec.

Hebdomadairement, les joueurs ont droit à quatre séances de pratique sur glace ainsi qu’une cinquième à l’extérieur de la patinoire. Les 21 joueurs disputent aussi plus de 40 parties contre des équipes civiles de leur calibre, atome, et même pee-wee.

Les jeunes joueurs comptent aussi sur l’apport de deux entraîneurs et un kinésiologue. L’ancien premier choix des Sénateurs d’Ottawa, Mathieu Chouinard, a pris en charge les gardiens de l’équipe. Même le défenseur du Lightning de Tampa Bay Marc-André Bergeron donne un coup de main à l’occasion. Un programme unique au Québec, puisque les élèves effectueront leur éducation primaire et secondaire à la même institution.

« On programme les jeunes. Ils n’ont pas beaucoup de mauvais plis à cet âge et nous n’avons pas de mauvais patrons à défaire. On essaye de faire pousser l’arbre droit », mentionne le pilote.

Les Panthères ont maintenant un domicile

Jeudi, la formation a dévoilé ses nouveaux locaux à l’aréna Fernand-Asselin de Trois-Rivières, avec des vestiaires qui feraient rougir plusieurs équipes de haut calibre. Francoeur n’a pas manqué de mentionner que son bureau était plus grand que celui qu’il a occupé pendant maintes années au vieil aréna Jacques-Plante de Shawinigan, et qu’en plus, on n’y retrouvait pas de rats. Ce dernier ne doute pas que d’évoluer dans un tel environnement ne pourra que faciliter la vie de ses protégés.

Vers la LHPS

Jeudi, l’institution a fait une demande afin de rejoindre les rangs de la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), un circuit considéré hors-la-loi par Hockey Québec, en vue d’y faire son entrée à l’automne 2013. Éventuellement, le CMI comptera quatre formations en ses murs, puisque des catégories M13, M15 et M17 s’ajouteront aux M11. Francoeur rêve du jour où les jeunes Québécois pourront pratiquer leur sport favori sans devoir quitter leur école

« Si on peut créer une ligne directe avec le primaire, le secondaire, le collégial et l’universitaire, ce serait intéressant. Présentement, ce n’est pas ce qui se passe. Lorsqu’on regarde ce qui se fait au football, c’est magnifique. Le sentiment d’appartenance est très fort. Pas à pas, je pense qu’on peut y parvenir, particulièrement avec la LHPS. »

L’ancien récipiendaire du titre de meilleur entraîneur de la LHJMQ voit d’un œil positif les rumeurs de rapprochement entre le circuit et Hockey Québec.

« Nous ne sommes pas en guerre ou en compétition avec personne. Nous voulons donner ce qu’il y a de mieux à ces jeunes. La journée où le centre d’intérêt va vraiment être les jeunes, il n’y en aura plus de dissensions entre la LHPS et Hockey Québec. Tout le monde va travailler dans un but commun », conclut-t-il.

 

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