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Officiel tabassé: « on souhaite une sanction exemplaire »

TROIS-RIVIÈRES - 

L’Écho de Trois-Rivières et TVA Nouvelles vous présentaient lundi les premières images de cette violente agression sur un officiel survenue samedi après-midi au Colisée de Trois-Rivières. Les réactions sont depuis très nombreuses.

Les officiels et leurs superviseurs des différents circuits du Québec trouvent difficile de regarder cette agression gratuite. Tous ont uni leur voix pour réclamer une sanction exemplaire mardi.

« C’est la première fois que je vois un joueur frapper un arbitre de façon aussi délibérée. Généralement dans les incidents impliquant un joueur et un officiel, on parle de résistance. Souvent, les joueurs se bousculent ou repoussent l’officiel avec leurs mains. Je n’ai jamais vu un coup de poing comme celui-là depuis celui de Maurice Richard », raconte Jean-Pierre Désaulniers.

Ce dernier a près de 40 ans d’expérience derrière la cravate. D’abord officiel dans la LHJMQ à l’époque de Mario Lemieux et Patrick Roy, il est ensuite grimpé dans les hauteurs des différents amphithéâtres du Québec. C’est lui qui était le superviseur des arbitres au cours du match où Brett Cooke s’en est pris physiquement au juge de ligne Nicolas Piché.

Chez Hockey-Québec, c’est aussi la stupéfaction

« C’est un geste complètement gratuit, volontaire et délibéré. C’est tout à fait inacceptable. C’est très rare que l’on voie des situations aussi flagrantes que celle-ci. On s’attend à une sanction importante contre ce joueur-là », déplore le coordonnateur de l’arbitrage chez Hockey Québec, Peter Moraitis.

Aucune excuse

Jean Houle connaît bien le hockey universitaire. Durant une quinzaine d’années, il a officié des matchs des Patriotes et des autres équipes de ce circuit. Il travaille aujourd’hui pour la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« Ce n’est pas du tout le genre de hockey que la Ligue universitaire souhaite promouvoir. Je pense que ce joueur devrait être banni de ce circuit. Ce qui me frappe, c’est qu’aucune excuse n’a jusqu’ici été présentée par l’équipe. Elle n’existait pas à l’époque où j’étais sur la glace. Je sais toutefois que si ça avait été un joueur des Patriotes ou d’une autre université du Québec… il y aurait déjà eu des excuses publiques. Ce sont des organisations qui sont respectées », rage-t-il.

Chez Hockey Québec, une inconduite de partie entraîne une suspension automatique de trois matchs en plus d’une audition. Cette dernière peut amener des sanctions additionnelles. Le problème, c’est que les Patriotes et les Lakers évoluent dans la conférence des sports universitaires de l’Ontario. C’est donc dire que l’organisme provincial n’a aucune juridiction et n’aura pas son mot à dire quant à la sanction.

 

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