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Le poull ball, un sport pour tous

Après avoir conquis la France et la Belgique, le poull ball arrive maintenant au Québec. Depuis un an, son inventeur tente de faire découvrir aux écoles de la province ce sport «fair play» qui s’adresse à tous les élèves.

«L’idée était de créer un sport pour les filles et les garçons. Chez moi en Belgique, les filles jouaient souvent entre elles au volleyball et les gars au football. J’avais envie de faire une activité pour que les filles et les garçons puissent jouer ensemble», explique François Poull, inventeur du poull ball.

C’est en 2009, alors qu’il était étudiant en éducation physique à la Haute École Robert Schuman à Libramont, que ce dernier a imaginé ce nouveau sport. Les règles du jeu sont très simples: à l’aide d’un ballon de 55 cm, les équipes doivent faire tomber un cube qui est placé à 1,50 mètre du sol. Comme dans plusieurs sports, il y a un cube placé aux deux opposés du terrain. À l’inverse de ces sports, les équipes peuvent attaquer n’importe quel cube. Car le jeu se veut respectueux, aucune punition n’est attribuée dans une partie.

«C’est vraiment un jeu fair play dans le respect et l’amusement de tous. C’est de redonner le goût de l’effort à tous les élèves dans une classe, et non pas seulement aux plus performants, par un jeu accessible, mentionne M. Poull. Tout le monde peut attraper le ballon. Si les joueurs jouent bien en défensive, l’attaquant n’a pas le choix de faire des passes à ses coéquipiers pour marquer. C’est important pour moi ça.»

Un sport pour les écoles

Depuis cinq ans, plusieurs écoles primaires et secondaires de la France et de la Belgique ont adopté le poull ball. François Poull a aussi reçu des demandes d’universités en Suisse. Comme son sport peut se pratiquer sur n’importe quelle surface, il a fait des tests sur la plage pour répondre à la demande des pays arabes.

De passage à Trois-Rivières la semaine dernière, le concepteur a tenu deux séances de démonstration, pour la première fois sur une patinoire, avec des étudiants en éducation physique à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et des joueurs des Patriotes. Le but était de leur faire découvrir ce nouveau sport pour qu’ils puissent le pratiquer avec leurs futurs élèves.

«C’est nouveau, c’est rafraîchissant. Même si c’est moins un sport de compétition, il y a quand même un <I>challenge<I> pour tous les élèves et tous peuvent réaliser le but du jeu. C’est ce qu’il y a de positif avec le poull ball», confie Marie-Ève Couture, étudiante en éducation physique qui a assisté aux démonstrations de M. Poull.

Si la plupart des étudiants présents ont apprécié ce nouveau jeu, certains avaient déjà repoussé les limites du poull ball en créant des alternatives.

Cela réjouit l’inventeur qui désire plus que tout que son sport soit intégré dans les écoles du Québec. Après avoir visité les régions de Montréal, Sherbrooke, Québec et Trois-Rivières, il affirme que près de 600 écoles sont intéressées par sa discipline.

Le rêve d’un inventeur

Si nous avions demandé à François Poull quel était son rêve il y a cinq ans, il aurait répondu venir un jour au Québec. Aujourd’hui, il souhaite poursuivre le développement de son sport à l’échelle mondiale.

Il désire aussi que le poull ball prenne de l’ampleur. En Belgique, le sport est homologué par la Fédération du sport scolaire. Des ligues se sont créées et les joueurs peuvent se développer davantage. M. Poull aimerait recréer la même chose ici.

«C’est la prochaine étape au Québec. Les démarches sont entamées pour fédérer le poull ball. Mais d’abord, nous voulons faire les choses correctement dans le scolaire, et après donner les possibilités à ceux qui le désirent de développer le sport dans une ligue», conclut-il.

 

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